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Elle avait fermé une aile sur son cœur

 
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Textes divers. Le coin des auteurs.

Textes divers. Le coin des auteurs. Laideur ordinaire
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RAMIUS
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Messages: 78

MessagePosté le: Mer 31 Déc - 03:24 (2008)    Sujet du message: Elle avait fermé une aile sur son cœur Répondre en citant

Laideur ordinaire


. . .Elle avait fermé une aile sur son cœur

. . . . . . . . . . . . . . . .Dialogue avec un creux à la tête vide





- Allez ! Viens Pierrot !
Restons pas là.

Regarde… Qu’est-ce qu’on fout là ?
Tu peux me dire à quoi on ressemble là ?

Allez Hop ! Je t’aide !

Putain ! Tu es lourd Pierrot !
Je peux pas si tu m’aides pas…

Allez ! Ça suffit. Lève-toi, maintenant !


Merde ! Tu fais chier Pierrot ! On n’y arrivera jamais !
Regarde l’heure. C’est minuit maintenant.

Tu vois pas tout ce bordel qu’on fout dans le quartier ?
Non ? Tu vois pas ?...
Il va bien y avoir un con qui va téléphoner aux flics…
Ça, ça nous pend au nez.
Si ce n’est pas déjà fait.

Qu’est-ce que ça fout ? Mais les flics vont venir !
Voilà ce que ça fout ! Et on va se faire ramasser ! Vite fait bien fait !

Tu en as rien à branler ?
Tu as raison… C’est vachement sympa pour moi…
Et puis… Ça fera beau s’il y a un dossier.

Comment ça , on a rien fait.
Ivresse… Tapage sur la voie publique…
C'est rien, ça ?...
Et pour peu que tu les insultes…

Alors que tu as un doctorat en lettres…
Que tu es agrégé en … Je sais pas quoi.
Tu es un exemple pour plein de gens…
C’est pas possible… Tu peux pas te permettre ça.

Allez merde ! Déconne pas Pierrot !
Tu peux pas rester comme ça !
Le cul par terre…
Tu as les pieds en plein dans l’eau du ruisseau…

Regarde !... Bordel ! Tu es assis dans ton dégueulis !

Putain, Pierrot ! Tout le monde va te voir comme ça.

Si ! Si ! Il y a du monde qui passe.
Ne raconte pas de conneries !
Tu les verrais si tu étais pas dans cet état.

Allez viens Pierrot ! On se casse. Il y en a marre maintenant !

Tu sais bien qu’elle t’ouvrira pas…
Elle te l’a dit, cette conne.
Oh, tu peux gueuler… Elle te répondra même pas.

Oui elle t’entend… Bien sûr qu’elle t’entend…
Tout le quartier t’entend… Le monde entier t’entend…
Mais elle t’ouvrira pas.

Parfaitement !... Je le sais bien que c’est une sale garce.
Tu as raison… D’accord… C’est même une sale pute…
Mais arrête de gueuler, ça sert à rien.
C’est comme ça.

Oui… C’est vrai… Tu as cinquante berges et elle en a la moitié.

Je le sais qu’elle te plaisait.

Ouais… Même pas question de la remplacer.

Ouais… Ca aussi… Mais ça sert à quoi, puisque je le sais ?

Ouais… Tu as raison.

Ouais… C’est vrai.

Ouais…

Tu me gonfles, Pierrot ! Même si tu as raison, sur tout, on va pas passer la nuit là !...

Non ! Je peux pas te laisser. Tu le sais que je peux pas te laisser.

Parce que tu es malade, Pierrot !...
Et ça aussi tu le sais…
Non ! Tu es plus que bourré. Tu es malade. Regarde-toi…
Putain ! Tu fais peur à regarder.

Allez ! Maintenant, il faut renter…

Non ?

MEEEEEEERDE ! VA CHIER !



Je m’assois, quelques mètres plus loin.
Sur une poubelle en plastique couchée qui s’écrase sous mon poids.
Et je pars à la renverse, les jambes en l’air.

- BORDEL DE MERDE !

Je me relève.

- On est maudits ! Bordel !

Je retourne la poubelle, à moitié pleine, à l’envers.
Et je me rassieds.

Et l’autre qui chiale à mort en poussant des brames de cerf.
HAAAA ! HAAAA ! HAAAA !


Et bingo ! Un couple de gens, vraiment bien, se pointe.

Ils passent devant moi, assis sur la poubelle, et me regardent comme si j’étais une diarrhée.
Putain ! Grâce au ciel, je ne les connais pas.

Ils passent devant Pierrot, et regardent de l’autre côté.

Et ils disparaissent, heureux, eux, d’être bien.

Cons de sa race !


Et l’autre, qui est carrément vautré par terre et qui, avec la manche de son veston, nettoie sa gerbe sur le trottoir…

On ne peut pas imaginer pire. C’est l’enfer…

Ca finira jamais…

J’allume une clope. Heureusement, il me reste des clopes !
Vive les clopes !
Qui a dit du mal des clopes ?
La clope du bon secours…
Je souffle la fumée vers le ciel.
Je remarque qu’il est plein d’étoiles…


Et à ce moment précis, venant très distinctement d’une maison à côté,
s’élève dans l’air, délicatement, avec ma fumée, le Clair de lune de L. V. Beethoven.


Sol, do, mi ; sol, do , mi ; sol, sol, sol…



Extrait de « DIEU PUTIL LE GAS OIL » (déposé)
.

_________________
"Plus grande est la face, plus grand est le dos"
"Beati pauperes spiritu"


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MessagePosté le: Mer 31 Déc - 03:24 (2008)    Sujet du message: Publicité

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